Que rien n'existe

 

Que me reste-t-il à dire devant ma bière

Caché dans ce café un peu triste

Que reste-t-il de mes mots d'hier

Rodeurs aux souvenirs qui persistent

 

Sur ce zinc trop cuivré ils étalent

Les détours d'une âme trop optimiste

Ou trop simple qui dans ce dédale

Préfèrerais que rien n'existe

 

Que rien n'existe de la lumière

Ni des heures ni des pleurs ou des vacarmes

Pour que demain soit un jour plus fier

De me réveiller en déposant les armes.

 

Périgueux le 17 novembre 1995

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